Alice In Wonderland

un blog sur la musique que j'écoute : blues, rock, psyché, garage ...

lundi 14 avril

Sélection du moment ...

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LAURA MARLING - "Alas I Cannot Swim"    * * *

   On parle beaucoup de jeunes filles se lançant en solo en ce moment entre la jeune Adele et la "Amy Winehouse soft" Duffy. Mais moi, je choisis Laura ... non, Laura n'est pas copine avec Camille, Rose et autres Gertrude frenchies. Laura Marling. Une folksinger british à la voix fluette, fraîche et agréable. Rien de nouveau mais les chansons sont touchantes et plutôt bien arrangées avec touches de pianos et violons. Ce qui a retenu mon attention : la mélodie de 'Ghost', la progression de 'Old Stone', le trop court 'Crawled Out Of The Sea' pour le début a capella et l'arrivée succesive de l'accordéon, des choeurs, des trompettes ... et enfin, le morceau caché 'The Last I Cannot Swim' dont j'aime beaucoup la version live joué à Amsterdam (Fabchannel)

   à lire : interview
   à écouter : myspace
   à voir en concert : Fabchannel

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ISOBELL CAMPBELL & MARK LANEGAN - "Sunday At Devil Dirt"   * * * *

   Soit noyée sous un mur de guitares avec les Queens Of the Stone Age, soit s'éparpillant au sein de side-projects (The Gutter Twins), la voix de Mark Lanegan ne m'avait jamais interpellé jusqu'à maintenant. Mais l'écoute de cet album (au casque le plus souvent pour plus de sensations) m'a enfin permis de découvrir cette voix exceptionnelle. Dés la première chanson 'Seafaring Song', je me suis dit que c'était la voix la plus grave que je n'avais jamais entendue ... jusqu'à ce que j'écoute la suivante 'The Raven' où Mark Lanegan descend encore plus dans les graves ... ça en devient surréaliste.
   Musicalement, les titres sont, soit arrangées à coups de violons, pianos etc (la première moitié de l'album), soit trés simples, joués à la guitare acoustique pour un effet "American Recordings" de Johnny Cash ('Sally Don't You Cry'). Et j'avoue que c'est cette deuxième partie d'album qui m'a le plus interessé; avec, par exemple, 'Shot Gun Blues' un merveilleux exercice de style bluesy avec craquements de vinyls, guitare slide et claquements de pieds en cadence ... quelle classe ! Sans négliger les petites comptines qui devraient faire fondre n'importe quelle fille ('Keep Me In Mind Sweetheart, Something To Believe').
   Ah oui, j'en oublierais presque la voix féminine ... non en fait, elle s'accorde bien avec celle de Lanegan. Notamment sur la chanson 'Who Built The Road' qui m'a tout de suite fait pensé à ce duo mythique ('Where The Wild Roses Grow').

   à découvrir : discographie de Mark Lanegan
   à acheter : amazon (disponible le 05 mai)
   à revoir : session acoustic

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THE RACONTEURS - "Consolers Of The Lonely"  *

   The Raconteurs a, en principe, tout pour me séduire : une Dream Team sous le commandement du Grand Jack, des sonorités bluesy, même un artwork ultra classieux ... mais rien n'y fait. Comme leur premier album, cet opus me laisse presque indifférente (et pourtant, je les ai vu en live et leur bonne humeur et énergie m'avait séduite). Mais, encore une fois, je trouve le son général un peu trop facile et peu surprenant. Et puis, on peut facilement posé une étiquette (forcément réductrice) sur chaque titre : 'Consolers Of The Lonely' : la chanson "heavy" dans le prolongement de "Icky Thump" - 'You Dont Understand Me' : la pop song romantique mais définitivement chiante - 'Old Enough' : la chanson country moderne - 'Top Yourself' : la chanson blues mais déjà entendue 10.000 fois - 'Many Shades Of Black' : la chanson "guimauve" pour sortir son briquet à la prochaine tournée des stades .... Bref, rien de trés interessant si ce n'est la dernière piste 'Carolina Drama' qui mérite d'être sauvée. Et autre point positif : Jack s'est coupé enfin les cheveux (clip).

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mardi 08 janvier

Cat Power - Juke Box

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   Chiant.
Pourquoi faire des reprises quand elles ne ressemblent pas du tout à l'originale ?

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lundi 07 janvier

The Tellers - Hands Full Of Ink

   Résolution de l'année 2008 : un nouvel album à écouter par jour ... je ne sais pas combien de temps je vais tenir à ce rythme mais je tente l'expérience.

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   Je commence avec cet album d'un tout jeune groupe belge : The Tellers. Découvert l'an dernier en première partie acoustic du concert de Ben Kweller, j'avais apprécié leur EP et les chansons comme 'More' et 'Second Category' étaient déjà acccrocheuses. L'album compte maintenant 16 chansons (donc un peu long tout de même). Ils font tout de suite penser aux Libertines ... enfin, plus au songwriting et la guitare acoustic de Pete Doherty. Les mélodies sont mignonnes, la voix du chanteur est agréable et les arrangements sont assez réussis pour un jeune groupe. Mis à part les anciens "tubes", j'ai adoré l'harmonica trés dylanien sur 'He Gets High', l'intro trés bluesy de 'Want You Back' et la rythmique plus dynamique sur certains morceaux ('Prince Charly')

à écouter : myspace
à voir en concert : première partie des Babyshambles à l'Aéronef, le 13 janvier

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samedi 20 octobre

Two Gallants - Two Gallants

new  Parce qu'il y a des gens qui savent parfaitement bien écrire ce que je ressens :

   "Paru durant l'été, le mini-album "The Scenery Of Farewell" avait prévenu : Two Gallants a gagné en maîtrise de son énergie, ne dérape désormais plus dans ses propres chansons. Two Gallants en a fini avec la colère explicite. Désormais, la tension n'est plus tellement à entendre, sur les disques de Two Gallants; elle est plutôt à ressentir, à déduire. Mais elle n'a pas disparu, contrairement à ce que pourrait laisser penser une écoute hâtive de ce quatrième album. C'est juste que le duo n'a plus besoin de la mettre au jour. Sur "Two Gallants", la première audace d'Adam Stephens et Tyson Vogel, c'est le silence, que, à juste titre, le groupe considére comme plus puissant à certains égards que la musique. D'où, une chanson telle que 'The Hand That Held Me Down', plus évidemment fragile que n'importe quel extrait de "What The Toll Tells". Et même lorsque l'énergie a droit de cité ('The Deader', 'My Baby's Gone', 'Despite What You've Been Told'), elle est maîtrisée : le duo, aprés s'être épuisé sur les routes durant quasi deux ans, ne veut plus se mettre à nu de façon systématique. Paradoxalement, les paroles de "Two Gallants" sont parmi les plus personnelles écrites par Adam Stephens, mais il les chante avec retenue. Au point de sonner, sur 'Fly Low Carrion Crow', comme un jeune Johnny Cash. D'ailleurs, cette chanson est la plus basique du lot, celle où Two Gallants s'abandonnent vraiment à la simplicité, cette grande qualité vers quoi tend "Two rif_rafGallants"."  d.s. Rif Raf (excellent magazine belge et gratuit).

bonus :
- une excellente vidéo de présentation, interview et lives du groupe
- le clip du single 'Despite What You've Been Told' ... bof
- leurs nouvelles et toujours excellentes "Daytrotter Sessions" à télécharger

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mardi 16 octobre

The Hives - The Black And White Album

   Allez, une autre tentative de sauvetage de ce blog ...

1192191801_a9e140272c345f2b9ac2609f7379af5c_1_   Alors voilà, pour moi, The Hives c'est avant tout un groupe à singles, une excellente réputation scénique et le charisme de Pelle. Alors, je n'avais jamais vraiment écouté leurs albums en entier.
   Celui ci comprend 14 morceaux ce qui peut paraitre un peu long pour le genre de musique qu'ils font. Mais en fait non puisque, même si le single est assez punk ('Tick Tick Boom' et son clip trés amusant), on trouve pas mal de petits délires plus pop qui freinent leur rythme endiablé. Par exemple, j'aime beaucoup les choeurs façon troupe de pom-pom girls déchaînées sur 'Try It Again', j'aime toujours les "yeah yeah yeah et woo hoo" sur 'Well Allright !', j'aime l'enchaînement des paroles sur 'Square One Here I Come' et enfin j'aime 'You Dress Up for Armageddon' pour l'intitulé déjà et ce petit côté chanson à boire un peu gueularde.
   Par contre, certaines chansons sont assez suprenantes comme 'It Won't Be Long' avec son petit côté dansant à la Franz Ferdinand, comme le morceau d'instru aux claviers mais avec une mélodie interessante. Mais les plus surprenantes restent 'T.H.E H.I.V.E.S' et 'Giddy Up' qui sont ... assez indescriptibles en fait ... bref, ils cherchaient sans doute à élargir leur style. Je ne sais pas trop si ça marchera sur les fans de la première heure mais c'est bien tenté. J'aurais même tendance à zapper les chansons punk qui leur ressemblent le plus au profit des plus improbables. Pari gagné ? ... à voir sur la longueur quand même.

   bonus : jetez un oeil à leur trés beau site internet - regardez l'une de leur première vidéo (tortant) - n'oubliez pas "l'album de la semaine" sur canal + tous les soirs à 18h10.

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jeudi 14 juin

The White Stripes - Icky Thump

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Aprés ces délires mexicain et marimba ("Get Behind Me Satan") et la parenthése rock FM entre potes (The Raconteurs), Jack White retrouve la bouille qu'il avait à ces débuts (et c'est assez impressionnant aprés l'avoir vu l'été dernier en chemise de bucheron). A la première écoute, cet album est bizarrement trés inégal et bancal : entre des chansons complétement folles et d'autres qui peuvent paraitre ennuyeuses. Parce qu'entre le mariachi mexicain, les cornemuses écossaises et le delta blues on est un peu perdu. Tout ça donne un album que beaucoup compare au troisième album de Led Zeppelin (III) ce qui n'est pas faux.

     ¤ 'Icky Thump' :   (++)lyrics
   Finalement, ce single passe plutôt bien. La guitare est trés heavy, le clavier hypnotique. Cette chanson est folle donc, au début, on a peur mais aprés on s'habitue.

     ¤ 'You Don't Know What Love Is (You Just Do As You're Told) :   (-)
   Une country song, trés gentillette (comme l'est 'We're Going to Be Friends' par exemple) mais j'ai du mal à trouver le "truc". Tout le monde en parle comme un single efficace mais je ne vois vraiment pas pourquoi. C'est assez plat.

     ¤ '300MPH Torrential Outpoor Blues' :   (+)
   Cette chanson aussi a une bonne presse (d'aprés les futés du Rock&Folk, c'est "une immense chanson où se superposent en strates tous les types de blues de ces cent dernières années" ... non, pas vraiment). En plus, avec un titre pareil, je m'attendais être secouée. Mais, à la première écoute, je m'ennuie sur cette ballade au rythme assez groovy (!) entrecoupée de quelques moments plus rageurs mais qui durent 5 à 10 secondes à peine, juste pour réveiller l'auditeur ?

     ¤ 'Conquest' :   (+++)
   Non, le réveil viens juste là : "CooooooOOOOOOOoooonnQUEEEEESSSSST". Une guitare trés heavy, une voix flippante, des trompettes mariachi. Je vendrais bien un rein pour pouvoir l'entendre sur scéne (et surtout la chanter) mais je ne pense pas qu'ils puissent la jouer sur scéne ... tant pis, pour l'instant, ce sont les voisins qui en profitent !
   Sinon, quand on écoute l'original de Patti Page, on se rend compte que Jack n'y a pratiquement rien changé :

     ¤ 'Bone Broke' :   (-)whitestripes
   Le moins bon morceau du disque (ou le moins original). On retrouve le style de leur début : une guitare dévastratrice, une batterie militaire, tout ça qui finit en gros bordel mais rien ne se passe.

     ¤ 'Prickly Thorn But Sweety Worn' :    (+++)
   Sortez vos kilts et réservez votre place pour le festival interceltique de Lorient ! Quand Jack White se lance dans la chanson traditionnelle écossaise, le résultat est surprenant mais bluffant. On y entend une cornemuse, une mandoline, du tambourin ... et puis des "Singing / Li Dee Li Dee Li Oh Oh / Well A Li Dee Li Dee Li Oh Oh" qui vous font faire des claquettes. Complétement décalée mais grand moment.

    ¤ 'St Andrew (The Battle Is In The Air) :    (+)
   La seconde échappée écossaise enchaîne juste aprés mais sur un rythme plus soutenu et dans une ambiance carrément psychédélique. La voix de Meg est enfantine comme toujours ('Passive Manipulation') mais ici complétement traffiquée. Une folie controlée, un trip sous acide.

     ¤ 'Little Cream Soda' :   (+)
   On redescend sur terre et on revient aux fondamentaux : un titre mystique, pesant, trés électrique, puissant. Jack White ne chante pas, il nous raconte une histoire mais n'a pas le temps de rentrer dans les détails : "Oh Well, Oh Well, Oh Well".

     ¤ 'Rag And Bone'  (+++++++++)
   Ce titre m'a fait mourrir de rire ! Un blues électrique et rageur au rythme militaire mais surtout un dialogue cosmique entre Jack et Meg qui sont visiblement en manque ("C'mon, c'mon, c'mon, c'mon and give it to me"). J'adore les intonations de Jack. La meilleure chanson de l'album pour moi.
   Pour l'instant, il ne l'ont joué qu'une seule fois en live avec peu de paroles.

     ¤ 'I'm Slowly Turning Into You' :    (+)
   La chanson présentée dans une vidéo preview il y a quelques mois avec cet avertissement : "the actual music has been replaced with mid eighties sampling keyboard technology to prevent what industry analysts are now calling "song poaching".
   Finalement, voilà u
ne autre chanson que je n'aimais pas du tout mais qui commence à m'attirer. Le début au piano est trés "Get Behind Me Satan" puis un gros riff arrive, des murmures partout ...

     ¤ 'A Martyr For My Love For You' :   (+)
   Une chanson trés calme mais entrecoupée de passages plus énergiques. Jack ne chante pas ici, il nous raconte une histoire trés mélancolique. La fin est trés belle.

     ¤ 'Catch Hell Blues' :    (+++)0764_165503_WhiteStripespearly2_L050607
   Aprés la déception avec '300machins bidules blues', j'attendais avec impatience une chanson qui me fasse réelement penser aux grands maîtres du Delta Blues.  Et bien le voilà. Dés les premières slides, je fonds littéralement, les fantômes de Robert Johnson et Muddy Waters sont bien là. Par la suite, le riff est beaucoup plus heavy, trés stridant avec le côté mystérieux et sauvage de "White Blood Cells". Mais le son du vieux blues reste remarquable.
             "If you're looking for hot water / Don't be shocked when you get burned a little bit"

    ¤ 'Effect And Cause' :   (++)
   Enfin, l'album se termine avec une petite chanson trés sympathique, limite enfantine comme pouvait l'être 'We're Going to Be Friends'. Jouée à la guitare séche avec un peu de rythmique. Sur scéne, ça donne un truc trés tranquille.

   Pour en finir, vous pouvez écouter ce que donnent les nouveaux morceaux sur le bootleg du concert au Zénith de Paris, attendre la diffusion du concert de Canal + le 7 juillet ou prier pour les voir en festivals cet été.

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dimanche 10 juin

"Who's Gonna Cry When Old John Dies"

    Johnny Cash - 'The Caretaker'

   E11183055n ce moment, je suis en train de savourer le fameux coffret "Unearthed" de Johnny Cash. Parce que visuellement, c'est trés beau. Mais surtout parce que la voix de Johnny Cash âgé me chatouille (agréablement) les oreilles.
   Concrétement, ce coffret regroupe, sur 5 CD, les chansons "oubliées" des albums produits par Rick Rubin pour la série "American Recordings". Entre 1993 et 2003, ce producteur, plus habitué au rap et au heavy metal, a juste permis à Johnny Cash d'enregistrer tout ce qu'il désirait et tout ce qu'il n'a jamais pu faire malgré sa longue carriére : des traditionnels et des chansons contemporaines, chantées seul à la guitare ou avec la complicité d'invités prestigieux. Et ces chansons valent de l'or. 
   Le livret nous apprend que Johnny Cash a continué d'enregistrer pratiquement jusqu'à sa mort le 12 septembre 2003.

   Le premier volume "Who's Gonna Cry" se résume par cette phrase du producteur : "Just sing me the songs that you love". Johnny Cash seul à la guitare, enregistrée dans sa salle à manger.
   Mes coups de coeur : l'histoire trés touchante de 'Long Black Veil', le best seller 'I'm Going To Memphis', 'Two Timin' Woman', 'Old Chunk Of Coal' ("I'm just an old chuck of coal but I'm gonna be a diamond some day"),la énième mais indispensable version de 'Dark As A Dungeon' et la "murder ballad" 'Banks Of Ohio' :
                 "I plunged a knife into her breast
                  And told her she was going to rest
                  She cried oh really Don't murder me
                  I'm not prepare for eternity
"

   Inutile de dire que ces chansons sont trés émouvantes et que Johnny Cash les chante avec ses tripes ...
Je vous parle des autres disques de ce coffret dans les prochains jours ... il faut faire durer le plaisir !

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jeudi 07 juin

Black Rebel Motorcycle Club - Baby 81

  BRMCBaby81CoverOhlà ! Un quart de siècle aprés la sortie d'un des meilleurs albums de l'année, je me rends compte que je n'avais pas poster ma review ... c'est grave. Au moins, comme ça, j'ai un peu de recul sur le sujet.
   Bref, tout simplement, cet album est génial, c'est une vrai tuerie dés la première écoute. Je conseille aux néophytes de l'écouter avant le reste de leur discographie parce qu'il est sans doute plus accessible et plus facile à écouter pour une première fois. Aprés l'album "Howl" (qui avait surpris les fans de la première heure avec un son trés acoustique), les BRMC reviennent ici avec un album définitivement plus rock.
   Par contre, je n'aimais pas beaucoup la pochette alors, je me suis permise de la trafiquer un peu.

   ¤ 'Took Out A Loan' :  (+)
Excellente entrée en matière, le premier riff met tout de suite dans l'ambiance. Les guitares sont puissantes, le rythme est plutôt lancinant au début. Puis vers les 3.00 min, les guitares s'affolent (slide et saturation).

   webbrmcpromo007¤ 'Berlin' :    "uhmmm ... somebody"  (+++)
LE tube de l'album. Trés bon morceau (mais pas aussi bon que 'Spread Your Love' quand même !). Le rythme est plus rapide, trés dansant. Mais surtout, ce titre est ultra sexy.

   ¤ 'Weapon Of Choice' :  (+)
Le premier single fait un peu pale figure aprés 'Berlin' mais la chanson reste correcte. La guitare acoustique rappelle le style de "Howl".

   ¤ 'Window' : (++)
Surprenante au début mais trés agréable. Chanson jouée au piano et chantée trés aigue par moment. La fin me fait penser aux Beatles (c'est peut être à cause des "houhou haha").

   tessaangusbrmc01010¤ 'Cold Wind'(=)
La chanson la plus grunge de l'album. La toute fin est trés jolie (a capella et en choeur).

   ¤ 'Not What You Wanted' :  (=)
Une chanson rock un peu cool, plus fraîche, mais un peu trop gentillette. Je préfére la version acoustique (ici).

   ¤ '666 Conducer' :   (+)
Une "vieille" chanson déjà jouée lors de sessions acoustiques mais bien arrangée pour l'album.

   ¤ 'All You Do Is Talk' :  (++)
L'intro est trés planante, calme, quasi spirituelle. Puis, la batterie arrive, les guitares montent doucement puis un riff trés entêtant fait décoller la chanson.

   tangusbrmcweb08¤ 'Lien On Your Dreams'(=)
Le petit creux pour moi dans cet album. Cette chanson ne m'emballe pas trop.

   ¤ 'Need Some Air'(=)
On revient maintenant vers un rock plus sombre, plus aggressif et dynamique.

   ¤ 'Killing The Light' : (++)
Une chanson calme et planante, une voix qui part parfois dans les aigues. Trés belle chanson.

   ¤ 'American X' : (+)
Le morceau le plus long (9 minutes), épique et envoutant. A écouter vraiment en entier pour les différentes atmosphères qui se succédent.

   ¤ 'Am I Only'(++)0fff1d1bc6892606dd4e52c2557e880c
L'album se finit en beauté avec un magnifique morceau. Ca commence comme une ballade trés "howlienne" avec guitares acoustiques et violons. Les montées sont juste splendides.
+ ici une version tournée dans la rue aprés un concert (avec bruits de circulation en plus).

   Et pour se donner une idée de ce qu'ils peuvent donner en live, le concert de Portland du 12 mai 2007 est visible ici

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mardi 15 mai

The Dirtbombs - Ultraglide in Black

   The Dirtbombs - 'Chains Of Love' Ultraglideinblack

   Il y a quelques jours, j'ai pris une grosse claque avec cet album : "Ultraglide In Black" des Dirtbombs (sorti en 2001). Vaut mieux tard que jamais diront certains mais non, ce truc est une véritable chef d'oeuvre et j'ai honte d'être passé à côté (bon, j'arrête un peu, j'en fait trop là !). Concrétement, sur cet album, le groupe reprend de grands tubes de la soul et de la Motown ... j'avoue qu'à la base, Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Barry White n'ont jamais été mes héros. Mais là, mes putains de préjugés volent en éclats ... ou plutôt sont piétinés par la puissance de ces reprises à la sauce garage de Detroit (avec deux batteries et deux basses dont une "fuzz" écrasante). Tout ça en restant trés classe et en respect total avec l'esprit soul.

Posté par black_bird à 15:19 - albums - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 10 mai

Sad to say I must be on my way / So buy me beer and whiskey 'cause I'm going far away

  The Pogues - 'Sally Mac Lennane'

   00_The_20Pogues_20__20Rum__20Sodomy_20__20the_20Lash_20_1985_J'ai enfin trouvé un groupe que j'aime dans ma décennie de l'horreur (les années 80) ! Bon, il faut avouer qu'ils sont un peu à part avec leur punk rock celtique. C'est d'abord la pochette qui m'a attiré. Le titre de l'album aussi : "Rum, Sodomy & The Lash" (tiré d'une citation de Churchill qui critiquait les traditions de la marine britannique !). En l'écoutant, j'ai d'abord eu du mal avec ces banjos, madolines, accordéons et autres instruments folkloriques qui donnent vraiment une touche trés festive à la musique. Mais les textes et les chansons sont bonnes et entraînantes comme pour le refrain de 'Sally Mac Lennane' qui ne sort plus de ma tête. Souvent basées sur des chants traditionnels irlandais, les histoires racontées par Shane Mc Gowan parlent de boissons, de marins et on est totalement dépaysé quand on les écoute. Mention particulière pour 'The Band Played Waltzing Mathilda' trés touchante.

   Tout ça me fait penser à une horrible version de 'Dirty Old Town' de Babyshambles accompagné de Mc Gowan sur la scéne du Benicassim Festival l'an dernier... Adam, Drew et Pete ne savent pas la jouer et Mc Gowan n'a pas l'air trés clair ! C'est un désastre mais il faut l'écouter pour se rendre compte à quel point c'est mauvais (ici)

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